Le Danemark insiste pour que les discussions sur le Groenland respectent l'intégrité territoriale

Le Danemark insiste pour que les discussions sur le Groenland respectent l’intégrité territoriale

Imaginez que votre quartier soit au centre d'un jeu de pouvoir mondial—c'est ce qui se passe au Groenland, une vaste île riche en ressources dans le Royaume du Danemark. Lorsque le président américain Donald Trump a évoqué l'idée de «acheter» ou de s'emparer du Groenland, menaçant même de tarifs pour ceux qui étaient en désaccord, le monde a pris note.

Le 22 janvier 2026, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a clairement indiqué que toute discussion sur la sécurité arctique devait inclure une non-négociable: le respect de l'intégrité territoriale du Groenland. «Tout dialogue sur la défense ou le développement doit impliquer le Groenland et honorer son autonomie», a-t-elle déclaré.

Sécurité Arctique: Un effort d'équipe de l'OTAN

Frederiksen a souligné que la sécurité arctique est une mission partagée pour les membres de l'OTAN. Elle est ouverte aux discussions avec les alliés—including plans américains pour un système de défense antimissile «Golden Dome»—à condition qu'ils ne portent pas atteinte à la souveraineté danoise ou groenlandaise. À Davos, Trump a indiqué avoir abandonné l'idée de force et de tarifs après sa rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, suggérant qu'un accord pourrait protéger des intérêts américains comme les droits miniers tout en tenant à distance les puissances rivales.

La voix du Groenland compte

Durant la guerre froide, les États-Unis avaient des milliers de troupes sur l'île, mais aujourd'hui, ils n'y maintiennent qu'une seule base à Pituffik dans le cadre d'un accord de 1951. Le Groenland jouit d'une profonde autonomie: il gère la plupart des affaires intérieures et depuis 2009 peut organiser un référendum sur l'indépendance totale avec l'approbation du Danemark.

«Seuls le Danemark et le Groenland peuvent prendre des décisions sur l'île», a insisté Frederiksen. Aaja Chemnitz, représentante du Groenland au parlement danois, a ajouté: «L'OTAN ne peut pas négocier sans nous.»

Pour de jeunes activistes d'Afrique à l'Amérique latine, l'effort du Groenland pour avoir une place à la table fait écho aux luttes chez eux, où la défense des droits locaux se heurte souvent aux intérêts des grandes puissances.

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