Ce lundi 19 janvier 2026, à Port-Soudan, un tribunal anti-terroriste soudanais a entamé un procès contre 201 suspects liés aux Forces de soutien rapide (RSF), dont des personnalités de haut rang comme le commandant Mohamed Hamdan Dagalo et l'ancien premier ministre Abdalla Hamdok.
Le procès de masse intervient après que le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan a mis en place un comité national pour enquêter sur les abus présumés des RSF depuis que le conflit a éclaté en 2023. Les accusés font face à des charges allant de la guerre contre l'État et l'atteinte à l'ordre constitutionnel au soutien de la rébellion armée.
Les procureurs déclarent que le comité a enregistré environ 12 400 affaires liées au groupe paramilitaire. Les accusations incluent le meurtre du gouverneur du Darfour occidental, la prise de contrôle de l'État de Gezira, plus meurtre, déplacement forcé, pillage et violences sexuelles généralisées.
Lors de la séance d'ouverture, l'accusation a présenté des preuves recueillies au cours de deux ans et demi d'enquêtes. Ceux qui sont jugés—identifiés comme membres ou collaborateurs des RSF—sont également accusés de participer à des opérations militaires contre l'armée soudanaise, de possession illégale d'armes et de crimes contre l'humanité. Les condamnations pourraient entraîner la peine de mort.
Alors que le procès se poursuit, les communautés à travers l'Afrique et au-delà suivront de près, espérant transparence et justice dans un conflit qui a remodelé l'avenir du Soudan.
Reference(s):
Sudan opens mass trial against RSF-linked suspects over war crimes
cgtn.com




