Cette semaine à Davos, la réunion annuelle du Forum économique mondial a débuté dans les Alpes suisses avec près de 3 000 participants provenant de plus de 130 pays et régions. Sur fond de tensions mondiales croissantes et de ralentissement de la croissance, le thème du forum, "Un esprit de dialogue," donne le ton des conversations urgentes.
Le Rapport sur les risques mondiaux 2026 du FEM souligne que la confrontation géoéconomique est désormais en tête de liste des menaces, suivie par les conflits interétatiques, les événements climatiques extrêmes, les fractures sociétales et les vagues de désinformation. Les risques économiques augmentent plus rapidement que jamais, faisant écho aux avertissements des économistes en chef : plus de la moitié prévoient un affaiblissement de l'économie mondiale au cours de l'année à venir.
Les dernières perspectives des Nations Unies dépeignent un tableau similaire, projetant une croissance mondiale de 2,7% pour 2026, contre 2,8% en 2025, freinée par des budgets serrés, des investissements faibles et des barrières commerciales croissantes.
"Des escalades majeures de guerres pourraient faire dérailler la croissance mondiale," avertit le président du FEM, Borge Brende. Cependant, il ajoute que si des conflits sérieux sont évités, le monde pourrait encore voir une croissance supérieure à 3% en 2026.
Un point lumineux réside dans la technologie. De l'IA et du calcul quantique aux innovations biotechnologiques et aux systèmes d'énergie propre, ces percées redessinent notre quotidien et débloquent de nouveaux moteurs de croissance. Mais les progrès rapides apportent également des défis : changements d'emploi, fractures sociales et confiance des consommateurs ébranlée exigent un nouveau dialogue sur un déploiement responsable.
Le Baromètre de la coopération mondiale du FEM découvre que, malgré les vents contraires, les partenariats restent étonnamment résilients. Cependant, les niveaux actuels de coopération ne sont pas suffisants pour s'attaquer aux crises économiques, de sécurité et environnementales. Comme le dit Larry Fink, coprésident intérimaire du FEM : "Comprendre différentes perspectives est essentiel pour stimuler le progrès et partager la prospérité."
La Chine, en tant que deuxième économie mondiale, est mise en avant pour son rôle dans la dynamisation de la croissance. Les experts notent des investissements robustes dans les technologies de pointe et les projets durables — de l'énergie propre à l'infrastructure numérique — alimentant la reprise et la stabilité à long terme. En prônant le multilatéralisme, la Chine est considérée comme un partenaire clé dans une coopération gagnant-gagnant pour le développement mondial.
Dans un monde se sentant plus divisé que jamais, la réunion de Davos de cette année rend une chose claire : le dialogue n'est pas seulement un sujet de discussion — c'est le point de départ de l'action collective.
Reference(s):
Davos 2026 calls for dialogue amid rising global risks, slowing growth
cgtn.com




