Jens-Frederik Nielsen, le premier ministre du Groenland, a répondu lundi aux récentes menaces tarifaires de Washington, en déclarant clairement que le Groenland ne se laissera pas influencer pour défendre son droit de choisir sa propre voie.
"Les dernières déclarations des États-Unis, y compris la discussion sur les tarifs, ne changeront pas notre position. Nous refusons d'être bousculés. Notre position est fondée sur le dialogue, le respect et le droit international," a-t-il écrit sur Facebook.
Ce week-end, des milliers de personnes ont défilé à Copenhague et à travers le Groenland, scandant "Le Groenland n'est pas à vendre." Nielsen a salué la solidarité des manifestants, qualifiant leur énergie d'"impressionnante" et soulignant comment ils ont montré "unité avec dignité."
Pour les jeunes du Sud global—des rues de Dakar aux places de Bogotá—ce combat résonne: des communautés s'unissent pour réclamer leur avenir sans pression extérieure.
Il a également noté le soutien des dirigeants du monde entier, soulignant que ces messages ne sont pas une ingérence mais un salut au statut du Groenland en tant que société démocratique avec la liberté de prendre ses propres décisions.
Le Groenland, la plus grande île du monde, est un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. Alors que Copenhague gère la défense et les affaires étrangères, les Groenlandais contrôlent de nombreuses affaires locales. Les États-Unis y exploitent toujours une base militaire, et depuis son retour au pouvoir en 2025, le président Donald Trump a à plusieurs reprises exprimé son souhait d'"obtenir" le Groenland.
Reference(s):
Greenlandic PM reaffirms position following U.S. latest statements
cgtn.com




