Ce week-end, l'armée ougandaise a rejeté les affirmations selon lesquelles le leader de l'opposition Robert Kyagulanyi – mieux connu sous le nom de Bobi Wine – avait été enlevé de son domicile à Kampala. L'annonce intervient alors que le pays attend les résultats finaux d'un vote présidentiel tendu.
Vendredi, la Plate-forme d'unité nationale (NUP) de Bobi Wine a déclaré que des soldats avaient atterri en hélicoptère à sa résidence et l'avaient 'emmené de force' vers un lieu inconnu après l'avoir placé en résidence surveillée. Mais le porte-parole de l'armée Chris Magezi a déclaré à l'AFP que ces rumeurs étaient "sans fondement et infondées," conçues pour susciter la violence parmi les partisans de Wine.
Selon la Commission électorale, Museveni, au pouvoir depuis 1986, était en tête avec 73,7 % des bulletins dépouillés vendredi, contre 22,7 % pour Wine. Avec plus de 80 % des votes comptés, les responsables s'attendaient à annoncer les résultats finaux vers 13h GMT samedi, le 17 janvier.
Wine, 43 ans, a accusé le gouvernement de 'bourrage massif d'urnes' et de cibler ses partisans, pointant du doigt la coupure d'Internet qui a assombri les élections. Le bureau des droits de l'homme de l'ONU a averti la semaine dernière que l'élection s'était déroulée dans un climat de "répression et d'intimidation généralisées."
Le jour du vote lui-même a été principalement calme, mais des affrontements nocturnes dans certaines régions ont terni le processus. À Butambala, à environ 55 km au sud-ouest de Kampala, au moins 10 personnes ont été tuées. La police locale déclare que des hommes armés de machettes liés à un député régional ont attaqué une station et un centre de dépouillement des votes, incitant les officiers à tirer en état de légitime défense et à arrêter 25 suspects. La vérification indépendante des récits des deux camps reste insaisissable.
Reference(s):
Uganda army denies Wine's abduction claims as Museveni eyes victory
cgtn.com




