Cette semaine au Caire, les 15 membres d'un nouveau comité technocratique palestinien ont atterri dans la capitale égyptienne, prêts à préparer leur entrée dans la bande de Gaza. Dirigés par l'ingénieur et ancien vice-ministre de la planification Ali Abdel Hamid Shaath, ils représentent un nouvel élan vers une administration stable et dirigée par des civils dans l'un des territoires les plus disputés au monde.
Leur arrivée intervient après que l'envoyé spécial américain Steve Witkoff a déclaré le début de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas — un arrangement négocié par l'Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis qui a pris effet le 10 octobre 2025. Selon les médias d'État égyptiens, le voyage de l'équipe a été retardé d'un jour en raison de l'obstruction israélienne, reflétant la nature fragile des arrangements de sécurité actuels.
Les partisans considèrent le comité comme un groupe de pilotage qui sera bientôt soutenu par un organisme international pour superviser les termes de la trêve et aider à reconstruire l'infrastructure dévastée de Gaza. Les États-Unis devraient bientôt annoncer un conseil de paix pour superviser l'accord de cessez-le-feu et soutenir les efforts de reconstruction à Gaza. Officiellement annoncé mercredi dernier par l'Égypte, le Qatar et la Turquie, le mouvement a suivi une réunion au Caire des factions palestiniennes, toutes réaffirmant leur engagement envers la trêve et exhortant Israël à cesser les hostilités et à ouvrir les points de passage.
Malgré le cessez-le-feu, les affrontements continuent d'éclater le long de la soi-disant ligne jaune de Gaza. Le 15 janvier, les forces israéliennes ont déclaré avoir abattu un militant palestinien qui a traversé la zone tampon près des troupes du sud et représentait une menace imminente. Les autorités palestiniennes ont signalé plusieurs victimes civiles le même jour, dont une jeune fille tuée lorsque des frappes aériennes ont touché des maisons à Deir al-Balah.
La ligne jaune est devenue un point de friction fréquent. Alors qu'Israël la considère comme une zone tampon de sécurité, les résidents et les groupes de défense des droits soulignent que ses marquages vagues mettent souvent les civils en danger lorsqu'ils s'occupent de terres familiales ou rentrent chez eux.
Depuis le 10 octobre 2025, les autorités sanitaires de Gaza ont enregistré au moins 451 personnes tuées et 1 251 blessées sous le cessez-le-feu. En revenant au début du conflit plus large le 7 octobre 2023, elles signalent plus de 71 400 vies perdues et plus de 171 300 blessées. Ces chiffres soulignent le besoin urgent de paix durable et de reconstruction.
Reference(s):
Palestinian technocratic committee prepares to administer Gaza
cgtn.com




