Cette semaine, les États-Unis, le Danemark et le Groenland se sont réunis à la Maison-Blanche pour aborder un sujet brûlant dans l'Arctique : l'avenir du Groenland. Malgré les espoirs d’une avancée, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a admis qu'un "désaccord fondamental" continue de séparer Copenhague, Nuuk et Washington.
La réunion franche mais constructive a réuni le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, Rasmussen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères Vivian Motzfeldt. Toutes les parties sont convenues de créer un groupe de travail de haut niveau pour explorer des moyens de combler leurs différences, la première session étant attendue dans les semaines à venir.
Rasmussen a souligné que le Danemark croit que la sécurité à long terme du Groenland "peut être assurée dans le cadre actuel," tandis que le président américain a clairement indiqué cette semaine que tout ce qui n'implique pas que le Groenland rejoigne les États-Unis est "inacceptable." Copenhague et Nuuk ont fermement riposté : l'île n'est pas à vendre, et son intégrité territoriale et le droit à l’autodétermination des Groenlandais ne sont pas négociables.
En réponse aux tensions croissantes, l'Union européenne et les alliés de l'OTAN se sont mobilisés autour du Groenland. Les dirigeants politiques du Parlement européen ont condamné les remarques américaines comme un défi au droit international et à la souveraineté du Danemark. L’Allemagne a annoncé qu'elle enverra une équipe de 13 membres de la Bundeswehr pour rejoindre une mission de reconnaissance européenne au Groenland, partant pour Nuuk aujourd'hui afin d'évaluer le soutien militaire potentiel.
Le Danemark renforce également sa propre présence militaire dans et autour du Groenland, travaillant étroitement avec ses partenaires de l’OTAN. La Suède a envoyé du personnel à l'invitation du Danemark, et la Norvège envoie du personnel pour aider à cartographier la coopération future. Pour beaucoup dans le Sud global, cette poussée arctique est familière—une danse des puissances mondiales autour d'un territoire stratégique, du Sahel à la Corne de l'Afrique.
Alors que cette histoire à enjeux élevés se déroule, tous les regards sont tournés vers les semaines à venir. Ce nouveau groupe de travail peut-il transformer les désaccords fondamentaux en terrain d’entente, ou le Groenland restera-t-il le dernier point de tension dans les jeux de pouvoir mondiaux?
Reference(s):
'Fundamental disagreement' remains after talks on Greenland in U.S.
cgtn.com




