Fatah exige une gouvernance de Gaza dirigée par l'AP au milieu d'une trêve fragile

Fatah exige une gouvernance de Gaza dirigée par l’AP au milieu d’une trêve fragile

C’est un moment critique pour l'avenir politique de Gaza. Ce lundi, le Fatah—le Mouvement de libération nationale palestinien—a exigé que tout nouveau comité de gouvernance à Gaza soit dirigé par un ministre de l'Autorité palestinienne (AP).

Le porte-parole Munther al-Hayek a souligné que la légitimité doit provenir de Ramallah. Il a averti que si le Hamas ne marche pas, la scission entre Gaza et la Cisjordanie pourrait s'aggraver encore plus.

« Le peuple palestinien fait face à une phase dangereuse qui nécessite un système politique légitime reconnu internationalement pour mobiliser un soutien mondial pour le secours et la reconstruction », a déclaré al-Hayek, soulignant la nécessité d'un front uni.

Cette demande intervient après que le Hamas a annoncé samedi dernier qu'il dissoudrait ses organes de gouvernance existants à Gaza—un prélude à la mise en place d'un comité administratif indépendant selon les termes du cessez-le-feu d'octobre 2025.

Lundi, le Hamas a déclaré aux médiateurs égyptiens qu'il avait soumis une présélection de 40 technocrates pour diriger Gaza, visant à relancer ses institutions locales.

Le haut responsable du Hamas Mohammad Nazzal a affirmé que le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et l'AP s'opposaient tous deux au plan. Il a accusé Netanyahu de tenter de faire dérailler la trêve et de susciter des tensions pour détourner l'attention de ses propres problèmes politiques.

Depuis la scission entre le Hamas et le Fatah en 2007, l'AP a été en grande partie marginalisée à Gaza, bien qu'elle demeure le représentant internationalement reconnu du peuple palestinien. Depuis presque deux décennies, l'influence pratique de Ramallah sur le terrain a été minimale.

Dans un incident connexe ce lundi, une milice palestinienne soutenue par Israël a tué Mahmoud Al-Astal, chef de la police criminelle à Khan Younis. Le ministère de l'Intérieur dirigé par le Hamas a accusé les « collaborateurs israéliens » après que des hommes armés ont ouvert le feu depuis une voiture en passant.

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