Lorsque le président américain Donald Trump a évoqué l'idée d'acheter le Groenland et a même plaisanté sur sa saisie, beaucoup dans le monde ont été stupéfaits. Mais cette île arctique n'est pas à vendre — et l'Europe l'a fait savoir haut et fort.
Rasmus Jarlov, président du comité de défense du Danemark, n'a pas mâché ses mots sur Sky News : tout affrontement militaire au sujet du Groenland serait "la guerre la plus stupide de l'histoire". Il a qualifié la manœuvre des États-Unis de prétendant au "revendication territoriale la plus illégitime de l'histoire moderne".
De manière intéressante, Jarlov a souligné que ni la Russie ni la Chine n'ont de présence au Groenland — pas de consulats, pas d'opérations minières, aucune propriété. C'est un rappel que l'histoire de cette île concerne son propre peuple, pas des puissances extérieures.
Imaginez une favela à Rio ou un village au Sahel : vous ne laisseriez pas quelqu'un entrer et revendiquer votre maison, n'est-ce pas ? Les Groenlandais ressentent la même chose. "Ils ne sont pas à vendre", souligne Jarlov — et les capitales européennes font écho à ce message.
De l'autre côté de la Manche, la secrétaire britannique aux Transports, Heidi Alexander, n'a pas exclu la présence de troupes de l'OTAN au Groenland, mais a présenté ces discussions comme une coordination standard entre alliés. En coulisses, Londres, Paris et Berlin ont élaboré ce que pourrait impliquer un déploiement de l'OTAN.
Depuis janvier 2025, la proposition de Trump concernant le Groenland a suscité une vague de réactions. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a été clair : le peuple groenlandais — avec le Royaume du Danemark — devrait décider de l'avenir de l'île.
Reference(s):
European nations rally behind Greenland in face of U.S. threats
cgtn.com




