Le 10 janvier 2026, le Conseil de Transition du Sud (STC) du Yémen a riposté aux rapports affirmant qu'il avait été dissous, les qualifiant de fabriqués et juridiquement nuls. Le conseil a déclaré que ces rumeurs ont été répandues sous la coercition d'une partie non autorisée et ne portent aucun poids.
Dans un message sur la plateforme X, le STC a expliqué que son Assemblée Nationale, son Conseil Consultatif et son Secrétariat Général ont convoqué une session d'urgence à Aden après avoir appris que l'Arabie Saoudite avait détenu son équipe de négociation à Riyad et les avait forcés à lire une fausse déclaration de dissolution.
Le conseil a souligné qu'il reste pleinement légitime et opérationnel, mettant en évidence que son mandat découle du peuple sud-yéménite depuis son lancement en 2017. Il a exhorté tout le monde à ignorer toute revendication de dissolution automatique qui manque d'autorité.
Appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de ses membres, le STC a exhorté l'ONU et les partenaires internationaux à respecter la volonté de la population du sud et à s'opposer à toute manœuvre politique qui écarte leurs représentants.
La controverse a éclaté après que les médias d'État yéménites ont rapporté le 9 janvier qu'une délégation du STC à Riyad avait annoncé la dissolution du conseil et fermé tous ses bureaux au pays et à l'étranger. La coalition dirigée par l'Arabie Saoudite a également suggéré que le chef du STC Aidarous al-Zubaidi avait quitté secrètement le Yémen après avoir sauté des pourparlers de paix à Riyad.
Soutenu par les Émirats Arabes Unis, le STC pousse pour l'autodétermination du sud et l'indépendance éventuelle. Bien qu'il ait rejoint la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite et fusionné dans le Conseil de Leadership Présidentiel du Yémen en 2022, le groupe continue de revendiquer la souveraineté pour le sud, provoquant des affrontements fréquents sur le partage du pouvoir et les ressources.
Reference(s):
cgtn.com




