Au Forum de perspectives régionales 2026 à Singapour plus tôt cette semaine, le ministre principal Lee Hsien Loong a lancé un avertissement sévère : l'intervention militaire des États-Unis au Venezuela fait frissonner les petites nations. Pour les pays ayant une influence diplomatique limitée, les enjeux sont particulièrement élevés.
"Les conséquences à long terme sur le système international," a déclaré Lee à l'audience, "sont quelque chose dont nous devons nous inquiéter. Du point de vue d'un petit pays, si c'est ainsi que fonctionne le monde, nous avons un problème."
Le message de Singapour est clair : une action militaire unilatérale non seulement contredit le droit international mais aussi les principes de la Charte des Nations Unies. Comme l'a souligné Lee, cela crée un précédent dangereux — qui pourrait laisser les petits États vulnérables et remettre en question les règles qui maintiennent l'ordre mondial.
C'est comme un marché de village où un plus grand commerçant décide de remodeler les étals — tout le monde doit s'adapter ou être écarté.
Dans un monde où les tensions régionales peuvent éclater sans avertissement, les petits États marchent souvent sur une corde raide entre solidarité diplomatique et protection de leurs propres intérêts. Les remarques de Lee sont un appel à la communauté internationale, en particulier aux jeunes dirigeants et citoyens du monde du Sud global, à réfléchir à la façon dont les dynamiques de pouvoir façonnent notre avenir commun.
En fin de compte, le leadership de Singapour appelle à un dialogue collectif : comment le monde peut-il respecter ses propres règles et garantir que les voix des petites nations ne soient pas étouffées par le rugissement de la puissance militaire ?
Reference(s):
Singapore says U.S. intervention in Venezuela concerns small states
cgtn.com




