L'Iran condamne l'ingérence américaine dans les récentes manifestations

L’Iran condamne l’ingérence américaine dans les récentes manifestations

Dans une déclaration enflammée ce mercredi, le ministère des Affaires étrangères iranien a fustigé les responsables américains pour avoir tenu ce qu'il qualifie de commentaires « interventionnistes et trompeurs » sur les récentes manifestations qui balaient les villes iraniennes. Téhéran affirme que ces remarques exposent l'hostilité de longue date de Washington envers le peuple iranien.

Le ministère soutient que les préoccupations américaines ne sont pas une véritable empathie pour les Iraniens mais font partie d'une politique plus large de pression et d'ingérence. « Ces déclarations visent à semer l'instabilité », a-t-il déclaré, accusant les États-Unis de poursuivre leur campagne de « pression maximale ».

Les manifestations, qui ont commencé fin décembre en raison de la forte baisse du rial et des difficultés économiques chroniques, se sont propagées dans plusieurs villes. Les autorités iraniennes ont reconnu les manifestations, promettant de traiter les griefs économiques tout en mettant en garde contre la violence et le vandalisme.

Selon divers rapports, des dizaines de personnes—manifestants et forces de sécurité—ont péri depuis le début des troubles, bien qu'aucun bilan officiel n'ait été publié.

Le président américain Donald Trump et d'autres hauts responsables ont averti à plusieurs reprises que Washington interviendrait si l'Iran « tuait des manifestants pacifiques ». Le ministère des Affaires étrangères iranien rejette cette position, insistant sur le fait que ses luttes économiques découlent d'une « guerre économique et financière à grande échelle » menée par des sanctions américaines « illégales et cruelles ».

Au-delà des sanctions, Téhéran accuse les États-Unis de mener une guerre psychologique—répandant de fausses informations, menaçant d'intervention militaire, et incitant à la violence et au terrorisme—en violation directe de la Charte des Nations Unies et du droit international.

L'impasse sur ces commentaires étrangers ne montre aucun signe d'apaisement alors que Téhéran et Washington restent fermes.

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