Plus tôt cette semaine, le président américain Donald Trump a de nouveau évoqué l'idée d'acheter le Groenland, qualifiant ce territoire arctique de "critique pour la défense américaine."
Ces remarques ont suscité une réaction rapide du Danemark et du Groenland. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a rappelé à Washington que le Groenland n'est pas à vendre et a exhorté les États-Unis à respecter un allié de confiance. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a qualifié les discussions sur la prise de contrôle de 'complètement et totalement inacceptables.'
Les voisins nordiques n'ont pas hésité à montrer leur solidarité. Le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide a souligné que "on doit respecter la souveraineté des pays," tandis que le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson ont affirmé que les décisions sur le Groenland appartiennent uniquement au Danemark et à son territoire autonome.
Lundi, Frederiksen a accentué la pression, avertissant que toute action militaire américaine contre le Groenland romprait effectivement le pacte de défense collective de l'OTAN : "Si les États-Unis choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'OTAN, alors tout s'arrête."
Partout en Europe, le message était le même. La ministre autrichienne des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger a écrit sur les réseaux sociaux que le Groenland est une partie autonome du Royaume du Danemark et que "les menaces et les fantasmes d'annexion ne sont pas acceptables." Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Pascal Confavreux a rappelé au public que "les frontières ne peuvent pas être modifiées par la force," exprimant sa solidarité avec le Danemark.
À Londres, le Premier ministre Keir Starmer a déclaré à la BBC que "l'avenir du Groenland appartient au Royaume du Danemark et au Groenland eux-mêmes," soulignant le rôle du Danemark en tant que membre de l'OTAN. Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul a souligné que, faisant partie du Danemark, le Groenland relève du parapluie de défense de l'OTAN.
Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a exhorté l'Union européenne à faire preuve de fermeté : "Nous verrons quelles sont les véritables intentions de Donald Trump sur le Groenland," a-t-il déclaré aux médias italiens RTL 102.5. Au niveau de l'UE, la porte-parole de la Commission Anita Hipper a affirmé que le bloc défend la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale et la Charte des Nations Unies.
Reference(s):
European leaders back Denmark after Trump revives Greenland remarks
cgtn.com




