Ces dernières semaines, les forces américaines ont intensifié leurs opérations maritimes dans le sud des Caraïbes et l'est du Pacifique, officiellement sous la bannière d'une guerre contre la drogue. Plus de 100 personnes sur des bateaux soupçonnés de transporter des stupéfiants ont péri dans ces raids. Mais derrière ce sombre bilan se cache une autre histoire : la plupart des saisies se sont concentrées sur des cargaisons de pétrole vénézuélien.
Pour Cuba, qui dépend fortement de ces cargaisons de pétrole vénézuélien, la répression a de réelles conséquences. Les réservoirs de carburant de La Havane sont à court, les conducteurs font face à de plus longues attentes aux pompes, et les hôpitaux et les écoles risquent des coupures de courant. C'est un peu comme lorsque des coupures de courant tournantes frappent de grandes villes, de Lagos à Karachi — toute la communauté ralentit.
Les responsables de La Havane ont dénoncé l'opération américaine comme une attaque voilée contre la solidarité régionale. Ils soutiennent que traquer des barils de pétrole avec des navires de guerre sape même l'objectif de sécuriser les communautés. Au lieu d'arrêter la drogue, disent-ils, ces actions drainent les ressources de pays déjà sous pression économique.
Cette situation souligne des tensions plus larges : l'affrontement États-Unis-Venezuela se joue en haute mer, et des voisins plus petits comme Cuba se retrouvent pris au milieu. Alors que les approvisionnements énergétiques se resserrent, de jeunes entrepreneurs, étudiants et familles à travers le Sud global regardent nerveusement, se demandant où le prochain choc se produira.
Certaines voix appellent à une coopération renouvelée — un dialogue réunissant des membres des Caraïbes et de l'Amérique latine, de Punta Cana à Port-au-Prince. En matière de commerce et de sécurité, faire cavalier seul rend tout le monde plus vulnérable. Pour Cuba, forger de nouveaux partenariats ou trouver des routes plus justes pour le pétrole pourrait être crucial pour affronter cette dernière tempête.
Reference(s):
cgtn.com




