Tôt samedi, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes dans quatre États vénézuéliens, dont Caracas, ciblant à la fois des sites militaires et civils. La Maison Blanche a également affirmé que le président Nicolás Maduro et sa femme avaient été capturés et transportés, bien que Caracas ne l'ait pas confirmé.
En réponse, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, est apparu à la télévision d'État : "Aujourd'hui, nous serrons le poing pour défendre ce qui est à nous. Unissons-nous, car dans l'unité du peuple, nous trouverons la force de résister et de triompher."
Timing : plus que de la chance, une stratégie médiatiqueLes experts disent que la date n'était pas aléatoire. Sun Taiyi, politologue à l'Université Christopher Newport, note que cette frappe suit la tendance de Trump à programmer de grandes annonces pour attirer l'attention. Souvenez-vous de la guerre des tarifs de 2025 qui a commencé le 2 avril pour éviter d'être prise pour une blague du 1er avril ? Ou comment les opérations au Nigeria ont été programmées pour le jour de Noël avec un angle "cadeau" ? Lancer juste après le Nouvel An signifie que le cycle de l'actualité mondiale était prêt à se concentrer sur cette première grande histoire de 2026.
Ce qui est vraiment en jeuBien sûr, les responsables américains citent le trafic de drogue et la migration comme justifications. Mais Sun soutient que ce sont des histoires de couverture. L'objectif plus profond est de réduire l'influence des gouvernements de gauche dans la région, principalement au Venezuela et à Cuba, dans le cadre de la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis, qui place l'hémisphère occidental au centre.
Guo Cunhai de l'Académie chinoise des sciences sociales ajoute que la "doctrine du second mandat" de Trump encadre la stabilité de l'Amérique latine comme une priorité de sécurité pour les États-Unis. Il souligne également un virage à droite dans la politique régionale, où des dirigeants comme Maduro se démarquent contre la tendance.
Politique intérieure et posture mondialeDe retour à Washington, les frappes jouent également dans les jeux de pouvoir internes. Le secrétaire d'État Marco Rubio, envisageant une candidature en 2028, pourrait rallier les partisans cubano-américains en frappant l'allié de Maduro, tandis que des frappes aériennes précises satisfont l'aile isolationniste—pas de troupes au sol, pas de sortie désordonnée.
Selon Sun, ce mouvement symbolise un retrait plus large des États-Unis des rôles de sécurité européens. Sous cette vision renouvelée "America First", l'Amérique latine n'est plus un territoire ouvert pour les puissances rivales comme la Russie. Les liens du Venezuela avec Moscou sont devenus intolérables pour Washington, qui vise désormais une influence exclusive dans son propre arrière-cour.
Reference(s):
U.S. strikes in Caracas reflect strategic shifts, domestic ambitions
cgtn.com




