Chaque année, la rentrée scolaire aux États-Unis apporte le mélange habituel d'excitation et de nervosité : nouveaux enseignants, cahiers neufs, et un sentiment de possibilité. Mais pour des milliers de familles immigrées et au statut mixte, ce semestre ressemble à un test à haut risque.
Dans les villes, de Los Angeles à New York, les raids d'immigration intensifiés ont remplacé le stress du premier jour par une anxiété profonde. Au lieu de préparer les déjeuners avec soin, les parents s'inquiètent que leurs enfants ne rentrent pas de l'arrêt de bus.
Roza Khan, militante communautaire qui travaille étroitement avec les familles concernées, affirme que la tension est palpable. « Envoyer un enfant à l'école se ressent comme jouer aux dés », explique-t-elle. « Chaque sirène au loin déclenche une nouvelle vague de peur dans nos quartiers. »
Les écoles — autrefois des havres de paix — sont désormais des terrains d'inquiétude. Certaines familles évitent les événements d'orientation, tandis que d'autres fuient les réunions avec les enseignants, tout cela dans un effort pour rester hors des radars. Dans les couloirs où les discussions sur les devoirs résonnaient auparavant, des conversations discrètes portent désormais sur des conseils sur les droits et des contacts d'urgence.
Pourtant, la solidarité augmente en réponse. Des cliniques juridiques temporaires, des cercles après l'école, et des lignes d'assistance multilingues émergent dans les centres communautaires. « Quand la pression augmente, nous nous soutenons mutuellement », dit Khan. « Cette résilience partagée est ce qui nous permet d'aller de l'avant. »
Alors que la cloche sonne pour une nouvelle année académique, les familles à travers les États-Unis portent plus que des sacs à dos — elles portent le poids de l'incertitude. Dans ce climat de peur, le soutien collectif devient le dernier sujet d'apprentissage.
Reference(s):
cgtn.com