L'armée israélienne a intensifié les frappes aériennes sur la plus grande agglomération urbaine de Gaza, alors même que les nations du monde entier plaident pour la retenue afin d'éviter des pertes massives et une nouvelle vague de déplacements.
Les médecins locaux rapportent qu'au moins 16 Palestiniens ont été tués rien que jeudi, portant le bilan des dernières 24 heures à 71, selon le ministère de la santé de Gaza. Des dizaines d'autres ont été blessés dans les secteurs sud du territoire.
Dans les banlieues orientales de Shuja'iyya, Zeitoun et Sabra, les habitants décrivent des scènes de chaos alors que des familles rassemblent ce qu'elles peuvent et se dirigent vers la côte, espérant trouver refuge le long du littoral.
Le Comité international de la Croix-Rouge confirme que 31 patients, souffrant principalement de blessures par balle, sont arrivés à leur hôpital de campagne à Rafah ; quatre étaient déjà décédés à leur arrivée.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU a averti que l'opération serait "au-delà de catastrophique," faisant écho aux craintes mondiales d'une catastrophe humanitaire imminente.
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré que la prise de la ville de Gaza par la force plongerait des civils déjà traumatisés dans un danger encore plus grand : "Cela doit cesser," a-t-il déclaré aux journalistes, appelant à une cessation immédiate de l'offensive.
La directrice exécutive du Programme alimentaire mondial, Cindy McCain, a appelé à des autorisations plus rapides pour faire passer l'aide à l'intérieur et autour de Gaza, soulignant que les corridors humanitaires doivent rester ouverts à la fois pour les provisions et les travailleurs humanitaires.
En Europe, les Pays-Bas, la Suède et la Slovénie ont exhorté l'UE à intensifier la pression sur Israël, mettant en garde contre le risque d'une perte d'influence mondiale de l'Europe en cas d'inaction.
Jusqu'à présent, Israël n'a pas répondu publiquement à la dernière proposition de cessez-le-feu du Hamas, qui inclurait la libération de certains otages. Les autorités israéliennes insistent sur le fait qu'elles n'accepteront qu'un accord garantissant la libération de tous les captifs et la reddition du Hamas.
Alors que la situation s'aggrave, les appels internationaux à la désescalade se font de plus en plus pressants, soulignant l'urgence de trouver une voie vers la paix dans une région déjà au bord du gouffre.
Reference(s):
Israel steps up bombing of Gaza City leading to global outcry
cgtn.com