Hier, jeudi 15 janvier, le correspondant de CGTN Sepehr Saremi a parcouru Téhéran après une nuit tendue de rumeurs sur une éventuelle grève et une fermeture soudaine de l’espace aérien. Depuis les hauteurs, le ciel de la ville est devenu silencieux alors que les vols étaient cloués au sol sans avertissement, alimentant l'anxiété parmi les habitants qui dépendent à la fois des connexions locales et internationales.
Malgré la façade calme—boutiques ouvertes, vendeurs ambulants criant leurs marchandises et taxis naviguant dans le trafic—il y a un courant sous-jacent d'incertitude. Dans une ville aussi vibrante que Téhéran, où la vie quotidienne palpite généralement comme les marchés de Casablanca ou les avenues de Mumbai, ce calme semble inhabituel.
Avec un accès à Internet encore largement restreint, la plupart des gens ont échangé les défilements sur les réseaux sociaux pour des conversations murmurées dans les cafés ou des mises à jour transmises de bouche à oreille. Les lignes téléphoniques internationales, qui étaient hors service pendant des jours, viennent de revenir en ligne, offrant une bouée de sauvetage aux amis et à la famille à l'étranger.
Certains commerçants ont décrit un trafic piétonnier lent alors que les clients hésitaient, attendant des nouvelles plus claires avant de reprendre leurs habitudes.
Alors que la nuit tombe à nouveau sur Téhéran, ses habitants se préparent à ce qui va suivre. Avec des canaux officiels peu loquaces et des informations se répandant peu à peu, le pouls de la ville reste stable, attentif et plein de questions.
Reference(s):
cgtn.com




