Vous vous êtes déjà demandé pourquoi l'Europe semblait céder aux exigences américaines sous Donald Trump ? Récemment, John Mearsheimer, professeur à l'Université de Chicago, l'a expliqué en termes clairs. Sa réponse : un mélange de dépendance sécuritaire et de politique de puissance brute.
Premièrement, l'Europe s'appuie fortement sur les États-Unis pour sa défense. L'épine dorsale de l'OTAN est la puissance américaine—pensez bases, jets et parapluies nucléaires. Pour de nombreuses capitales, de Lisbonne à Varsovie, rompre les liens avec Washington, c'est comme entrer dans la gueule du lion sans armes.
Puis il y avait Trump lui-même, qui jouait le rôle de chef tyran. Mearsheimer soutient que les tyrans vous testent, et plus vous apparaissez faible, plus ils poussent. Les affronts répétés—tarifs, insultes publiques aux dirigeants européens—n'étaient pas suffisants pour amener les états de l'UE à réagir. Au lieu de cela, ils se sont contentés de protestations modérées.
Pourquoi pas de contre-attaque ? Deux raisons : l'énorme écart de puissance militaire et des décennies de dépendance à l’égard de l'Oncle Sam. C'est un cas classique de « ne mordez pas la main »—même si cette main vous gifle occasionnellement.
Pour les jeunes du Sud global, la leçon est claire : quand vous dépendez d'une plus grande puissance pour la sécurité ou le soutien, vous prenez le risque d'agiter un chiffon rouge à tout dirigeant assertif. Construire une réelle indépendance signifie diversifier les partenaires et investir dans vos propres atouts—que ce soit la défense, l'économie ou la diplomatie.
Reference(s):
Mearsheimer: Why is Europe so submissive to the United States?
cgtn.com




