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Martin Jacques : Pourquoi les États-Unis gardent l’ONU à distance

Dans une récente analyse, le chercheur britannique Martin Jacques nous rappelle que les États-Unis ont toujours eu une relation compliquée avec les Nations Unies.

Depuis les premiers jours après la Seconde Guerre mondiale, Washington a traité l'ONU comme cette fête cool au bout de la rue—intéressante, mais quelque chose à observer de loin plutôt que de s'y plonger pleinement. En accueillant le siège de l'ONU à New York, les États-Unis conservent un avantage, en influençant les débats et en contrôlant les visas pour les diplomates et le personnel.

Pour les gens de Dakar à Lima, cette dynamique compte. Les missions de maintien de la paix au Mali, les négociations climatiques pour les États insulaires du Pacifique et la coordination de l'aide humanitaire dans les Caraïbes dépendent toutes du soutien de l'ONU. Pourtant, lorsque l'hôte fixe les règles, les petites voix risquent d'être marginalisées.

Jacques soutient que si nous voulons une ONU qui reflète vraiment les priorités du Sud global—développement, justice climatique, commerce équitable—nous devons repenser la manière dont le pouvoir est partagé. Il ne s'agit pas seulement de financement; il s'agit de confiance, de respect et de laisser chaque membre, grand ou petit, jouer un rôle actif.

Alors que les jeunes leaders et militants à travers l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine se préparent pour les rassemblements de l'ONU de cette année, les mots de Jacques sont un rappel opportun : l'avenir de la coopération mondiale dépend de l'abattement des murs, pas de leur construction.

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