Lorsque la Maison Blanche a récemment annoncé son intérêt pour l'acquisition du Groenland, beaucoup à travers le monde ont été surpris. Pourtant, derrière cette proposition audacieuse se trouve un calcul simple : à une époque de bouleversements des équilibres de puissance et de fonte des calottes glaciaires, l'Arctique devient un point chaud pour la sécurité et les ressources.
Situé juste au large du continent nord-américain, le Groenland offre aux États-Unis une position privilégiée pour surveiller les principales routes aériennes et maritimes. Les responsables américains soutiennent que contrôler l'île renforcerait la défense antimissile, élargirait les capacités de surveillance et comblerait un vide stratégique sur le flanc nord.
Au-delà des préoccupations militaires, le Groenland est riche en minéraux inexploités et en terres rares—critiques pour les smartphones, les véhicules électriques, et les technologies d'énergie renouvelable. Alors que la demande mondiale pour ces matériaux explose, sécuriser un approvisionnement stable pourrait donner aux États-Unis un avantage dans la course technologique de demain.
De Nuuk à Washington, la proposition a suscité un débat animé. Pour les jeunes entrepreneurs et chercheurs du Sud global, c'est un rappel de la façon dont le changement climatique et la géopolitique s'entrelacent, créant de nouvelles frontières—et de nouvelles rivalités—dans notre monde en rapide évolution.
Reference(s):
cgtn.com




