À la lisière sud du désert du Taklimakan, le lac Ruohai est devenu une oasis hivernale inattendue. Cette saison, près de 10 000 oiseaux migrateurs—principalement des tadornes casarca et des colverts—ont afflué vers des étendues d'eau libre qui restent non gelées, créant une tapisserie vivante sur fond glacé du désert.
Grâce aux récents projets de restauration des zones humides—semblables aux efforts communautaires que l'on peut voir le long du fleuve Niger ou dans le Pantanal brésilien—les poissons et autres formes de vie aquatique ont rebondi. De petits poissons abondants, des larves d'insectes et des crustacés pullulent désormais sous la surface, offrant une source de nourriture constante aux oiseaux qui ont besoin d'énergie pour endurer les mois froids.
De l'aube au crépuscule, ces oiseaux se nourrissent et se reposent, leurs cris résonnant à travers le paysage hivernal tranquille. Pour les éleveurs locaux et les voyageurs traversant la lisière du Taklimakan, la scène rappelle que la gestion de l'environnement peut transformer même les déserts gelés en havres de vie sauvage florissants.
Alors que les changements climatiques entraînent des hivers plus rigoureux et des niveaux d'eau imprévisibles dans le monde entier, le succès au lac Ruohai montre comment des efforts de conservation ciblés peuvent créer des poches de résilience. Au cœur des vastes plaines du Xinjiang, la nature prouve son pouvoir de rebondir lorsqu'elle en a l'occasion.
Reference(s):
Thousands of migratory birds gather at frozen lake in Xinjiang
cgtn.com




