Ce week-end, une opération militaire américaine au Venezuela a suscité des vagues d'inquiétude à travers le Sud global. De Lagos à Lima, jeunes et analystes se demandent : est-ce seulement le début ?
L'action au Venezuela a surpris beaucoup de monde. Les forces américaines ont mené des frappes ciblées que Washington affirme viser les réseaux de crime organisé. Mais dans les capitales de Dakar à Manille, les observateurs craignent que ce geste puisse signaler le retour d’une politique étrangère plus agressive sous le président Donald Trump.
Dimanche, à bord de l’Air Force One, le président Trump n’a pas hésité à évoquer des interventions similaires ailleurs. Il a nommé plusieurs pays, parmi lesquels des nations non précisées en Amérique centrale et dans les Caraïbes, avertissant que les États-Unis agiraient dès que leurs intérêts seraient menacés.
Pour les étudiants de Nairobi, la nouvelle a ravivé les souvenirs des interventions passées en Somalie. À Rio de Janeiro, de jeunes militants ont fait des parallèles avec les missions de l’ONU en Haïti. Et pour les expatriés vénézuéliens à Abidjan, cela a ravivé la peur de nouveaux bouleversements chez eux.
Les experts avertissent qu'une telle rhétorique pourrait tendre les relations avec les partenaires régionaux et alimenter un sentiment anti-américain. "Les interventions militaires résolvent rarement les problèmes de fond," déclare un analyste en politique étrangère à Sao Paulo.
Alors que les débats s'intensifient en ligne — des fils Twitter à Dakar aux vidéos TikTok à Mumbai — la grande question reste : s'agit-il d'une action isolée ou du début d'une posture mondiale plus assertive ? Les semaines à venir le diront.
Reference(s):
Concerns grow over possible US interventions after Venezuela operation
cgtn.com




