Le 3 janvier 2026, juste avant l'aube, un grondement sourd et bourdonnant a réveillé Paulina Moreno de son sommeil dans son appartement près de Fuerte Tiuna, la vaste zone militaire de Caracas. Au début, elle a pensé qu'un transformateur avait explosé1puis sont venues des éclairs aveuglants et des explosions tonitruantes.
Dans une interview exclusive avec CGTN, Paulina décrit avoir vu les murs s'illuminer comme des feux d'artifice, suivis par une détonation de coups de feu. "C'était comme la fin du monde," dit-elle. "Soudain, tout est devenu sombre. Plus de lumière. Plus d'appels. Juste le silence et la peur."
La panique a déferlé dans son immeuble. Les familles ont attrapé des couvertures, des documents et tout ce qu'elles pouvaient emporter. Les jeunes enfants se serraient contre leurs parents, tandis que les voisins âgés descendaient les escaliers, les yeux écarquillés par l'incrédulité.
"Le petit garçon de mon voisin n'arrêtait pas de demander si nous étions attaqués," se souvient Paulina. "La fumée et la poussière remplissaient l'air. On pouvait sentir la tension." À chaque détonation lointaine, l'espoir d'un retour rapide à la normalité s'estompait.
Les équipes d'urgence ont finalement rétabli l'électricité quelques heures plus tard, mais les rues restaient tendues. Les habitants se rassemblaient sur les balcons, chuchotant des mises à jour tandis que des hélicoptères flottaient au-dessus.
Pour Paulina et de nombreux résidents, le choc persiste encore. "Caracas a traversé des moments difficiles auparavant, mais rien de tel. Dans ces minutes frénétiques, vous réalisez à quel point la vie est fragile."
Maintenant, alors que les vendeurs de rue réapprovisionnent les arepas et que les étudiants retournent en cours, la matinée du 3 janvier reste un rappel brutal : la paix peut se briser en un instant, et les liens communautaires se renforcent lorsque la peur s'installe.
Reference(s):
Resident recounts panic after U.S. strike on Fuerte Tiuna in Caracas
cgtn.com




