Cette semaine, le président chilien Gabriel Boric a pris fermement position contre les récentes opérations militaires américaines au Venezuela, affirmant que lorsqu'une nation puissante intervient dans les affaires d'un autre pays par la force, cela donne un exemple inquiétant pour le monde. S'adressant à l'AFP, Boric a averti que le contrôle étranger sur un état souverain risque d'embraser des conflits dans tout le Sud global.
'Imaginez quelqu'un faisant irruption dans votre communauté sans permission,' a-t-il déclaré, utilisant une métaphore quotidienne qui résonne des rues de Dakar aux barrios de Bogotá. 'C'est ce qui est en jeu lorsque des actions militaires sont menées sans large consentement international.'
Ensuite, Boric a exhorté les Nations Unies à agir rapidement pour apaiser les tensions, demandant aux États membres de se réunir pour éviter une nouvelle escalade. Il a souligné que le dialogue diplomatique, et non la force, devrait guider les différends entre nations.
Cette intervention de Boric met en lumière une préoccupation croissante parmi les jeunes leaders et activistes à travers l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine, qui voient l'implication militaire étrangère comme un défi au principe de l'autodétermination. Pour beaucoup dans le Sud global, l'appel à l'ONU résonne comme un désir pour une gouvernance mondiale plus équilibrée—une où les petites voix ne sont pas noyées par les superpuissances mondiales.
Alors que les tensions régionales mijotent, le message de Boric sert de rappel que la solidarité et le respect de la souveraineté restent des piliers essentiels pour la paix, non seulement en Amérique latine, mais dans tous les recoins du Sud global.
Reference(s):
Chile's president condemns U.S. military actions in Venezuela
cgtn.com




