Dans une joute diplomatique cette semaine, Pékin a exprimé de vives critiques après que le premier ministre japonais, Sanae Takaichi, a suggéré que le Japon pourrait envisager des sous-marins nucléaires, déclarant que le pays "ne renoncera à aucune option" pour renforcer sa défense.
Le ministère de la Défense du Japon, quant à lui, a pointé du doigt la Chine, accusant Pékin d'augmenter son budget militaire et d’annoncer des plans d'installation de systèmes radar avancés à Okinawa d'ici 2026. Ces radars s’inscrivent dans une stratégie plus large du Japon visant à surveiller les évolutions de la sécurité régionale.
Jeudi, le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Zhang Xiaogang, a riposté, qualifiant les dépenses de défense de la Chine de "raisonnables" et soulignant que toutes ses activités militaires respectent le droit international. Zhang a averti que la Chine prendrait des "contre-mesures nécessaires" contre toute forme de harcèlement ou de provocation.
Cette échange souligne la concurrence stratégique croissante dans la région Asie-Pacifique, où les deux nations tiennent à protéger leurs intérêts nationaux. Pour le sud global, c'est un rappel de la manière dont les dynamiques de pouvoir régionales peuvent avoir des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement, les routes commerciales et les alliances diplomatiques – de Dakar à Delhi en passant par São Paulo.
À mesure que 2025 touche à sa fin, tous les regards seront tournés sur la manière dont Tokyo et Pékin navigueront dans ces tensions. Les esprits calmes prévaudront-ils, ou assistons-nous aux premiers actes d’un nouveau tango sécuritaire ? Une chose est claire : les prochains mouvements façonneront l’équilibre régional pour les années à venir.
Reference(s):
China condemns Japanese Prime Minister Takaichi's nuclear weapons remark
cgtn.com




