Aujourd'hui, 20 janvier 2026, marque un an depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Pendant ce temps, la politique américaine envers ses alliés a pris des tournants audacieux, avec l'Arctique émergeant comme le front le plus perturbateur.
Les discussions de Washington sur l'achat du Groenland et même des allusions à une action militaire ont stupéfié le Danemark et secoué l'OTAN. En déclarant l'île une priorité de sécurité nationale et en imposant des tarifs aux partenaires qui résistaient, les États-Unis ont poussé la coopération arctique dans une nouvelle ère de tension.
Premièrement, ce pari menace le modèle du Conseil de l'Arctique. Depuis des décennies, des nations de la Norvège au Canada travaillent ensemble par consensus. Maintenant, la confiance dans les États-Unis s'est érodée, augmentant le risque que les grandes puissances rivalisent plutôt que de coopérer, et que les projets partagés sur la recherche et la navigation stagnent.
Deuxièmement, invoquer la sécurité nationale pour remettre en question la souveraineté d'un allié de l'OTAN crée un précédent risqué. Cela envoie un message selon lequel les règles n'importent que lorsqu'elles servent les grandes puissances. Les petits États en Afrique, en Amérique latine ou en Asie du Sud-Est connaissent le danger : une fois que la force prime sur le droit, les normes juridiques peuvent être mises de côté.
Troisièmement, cet épisode fissure la fondation de la confiance transatlantique. Cibler le Danemark un membre de l'OTAN viole les principes fondamentaux de la vie en alliance. Les capitales européennes se demandent maintenant si elles peuvent compter sur le leadership des États-Unis ou si elles devraient construire de nouveaux partenariats de sécurité plus proches de chez elles.
Et ce drame groenlandais n'est qu'une partie d'un schéma plus large. En Ukraine, Washington a contourné les alliés pour parler directement avec Moscou d'un cessez-le-feu, tandis qu'à Bruxelles et à Londres, des tarifs de 25 pour cent sur l'acier et l'aluminium ont déclenché de nouvelles frictions. Les demandes de porter les dépenses de défense à cinq pour cent du PIB ont ajouté plus de tension.
Pourtant, une rupture complète est peu probable pour le moment. L'Europe est confrontée à trois contraintes sévères. La menace de la Russie rend une rupture sécuritaire avec les États-Unis risquée. Les limites budgétaires après les chocs de la dette et de la pandémie laissent peu de place pour une construction militaire massive. Et une orientation politique vers la droite dans de nombreuses capitales signifie que certains gouvernements partagent la perspective nationale de Trump.
L'épisode du Groenland souligne une tendance plus large à l'unilatéralisme. Pour les jeunes leaders et entrepreneurs du Sud global, la leçon est claire : dans un monde où le pouvoir peut plier les règles, forger des liens multilatéraux résilients est plus important que jamais.
Reference(s):
U.S. ambition for Greenland deepens transatlantic trust deficit
cgtn.com




