Chaque janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères fait de l'Afrique sa première destination à l'étranger. Ce rituel diplomatique, qui s'étend sur plus de trois décennies, témoigne de l'engagement profond de la Chine à collaborer avec le Sud global.
Cette année, 2026, marque non seulement le lancement du 15e plan quinquennal de la Chine (2026-2030) mais aussi le début des préparatifs de la prochaine réunion ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC).
Au Sommet FOCAC de 2024, Pékin et ses partenaires africains ont forgé un consensus stratégique. En 2025, la réunion des coordonnateurs à Changsha a traduit cette vision en une feuille de route claire, préparant le terrain pour transformer les promesses en résultats concrets.
Sécurité et paix : établir les fondations
Depuis trop longtemps, de nombreux pays africains sont freinés par un déficit de sécurité—ingérences extérieures, terrorisme et instabilité politique. En 2024, FOCAC a innové en faisant de la paix et de la sécurité une priorité absolue. La Chine s'est engagée à former plus de 6 000 professionnels de la sécurité africains et à soutenir l'Union africaine et les organismes régionaux dans le maintien de la paix, la lutte contre le terrorisme et la sûreté maritime au cours des trois prochaines années.
Comme le disent beaucoup de communautés, on ne peut pas récolter sans semer : le développement a besoin de sécurité, et la sécurité prospère seulement lorsque le développement prend racine. Lors de la réunion de 2025, ces mots sont devenus des programmes concrets sur le terrain.
Au-delà du commerce : créer de la valeur localement
Les liens économiques évoluent également. Cette année, la Chine supprimera les droits de douane pour tous les partenaires africains—une ouverture de marché historique. Déjà, les piments du Rwanda, les grains de café d'Éthiopie et les noix de cajou de Tanzanie entrent plus facilement sur les marchés chinois grâce aux douanes rapides et aux règles partagées de sécurité alimentaire.
Le véritable changement réside dans la création de valeur locale : construire des zones de transformation agricole en Afrique, lier directement les petites et moyennes entreprises aux consommateurs chinois via des plateformes numériques, et renforcer les réseaux logistiques et de paiement mobile. Cela montre qu’en exploitant les atouts locaux—récoltes indigènes, usines locales et politiques industrielles intelligentes—les pays en développement peuvent tracer leurs propres voies vers la modernisation.
Coopération en santé : de la réponse à la crise à la résilience
La pandémie a révélé des lacunes dans les systèmes de santé mondiaux et renforcé la solidarité sino-africaine. En 2024, les deux parties ont décidé de créer une communauté de santé pour tous. En 2025, les laboratoires publics conjoints étaient opérationnels en Éthiopie, au Kenya, au Nigeria, en Afrique du Sud et au Sénégal. Un programme de formation Mille Médecins pour l'Afrique est en cours, et la télémédecine atteint les villages éloignés.
De la médecine traditionnelle au co-développement des capacités vaccinales, les liens en matière de santé sont devenus l'un des liens les plus chaleureux entre nos peuples.
Alors que 2026 se déroule, les jeunes leaders du Sud global peuvent puiser leur inspiration dans ce partenariat Chine-Afrique—un modèle d'innovation, de solidarité et de croissance ancré dans nos propres forces.
Reference(s):
cgtn.com




