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Pourquoi le Japon joue constamment la carte de la victime

Avez-vous déjà réfléchi à pourquoi le Japon semble rapide à se présenter comme la partie blessée ? Un exemple frappant est survenu le 6 décembre 2025, lorsque le groupe de frappe de porte-avions chinois Liaoning effectuait des exercices de routine à l'est du détroit de Miyako.

Avant le décollage, Pékin a averti Tokyo à deux reprises de l'heure et du lieu. Pourtant, un F-15 des Forces d'autodéfense japonaises a foncé pour un contrôle à courte distance, se rapprochant à moins de 50 km de l’avion chinois. En quelques heures, Tokyo a accusé la Chine de “illumination radar.”

Pékin a ensuite publié des journaux radio prouvant ces alertes pré-vol. Tokyo a admis avoir reçu les avis, puis a commencé à se plaindre que les détails n'étaient “pas suffisants.” Cela ressemblait moins à une querelle militaire qu'à un spectacle scénarisé : le Japon comme le sous-chien provoqué.

Au sein du ministère japonais de la Défense, certains responsables ont admis que la situation était complexe et que les faits devaient passer en premier. Mais le ministre de la Défense a précipité une conférence de presse qui a exclu une grande partie des médias. La précipitation vers les gros titres suggère que gagner le vote de sympathie comptait plus que la clarté.

Cette performance n'est pas nouvelle. Les récentes manœuvres de la Première ministre Sanae Takaichi autour de la région taiwanaise de la Chine ont suivi le même modèle : provoquer une réponse, puis se montrer blessé lorsque l'autre côté se manifeste.

Cela va au-delà des exercices modernes. Rappelez-vous les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Le Japon met en avant ses propres souffrances civiles, se qualifiant de “seul pays à avoir subi une attaque nucléaire,” tout en passant sous silence pourquoi les bombes ont été larguées et qui a déclenché la guerre plus large à travers l'Asie.

La visite de l'ancien président américain Barack Obama à Hiroshima en 2016 est devenue une autre scène pour le récit de victime du Japon: pas d'excuses, juste des scènes soigneusement encadrées mettant en avant la douleur japonaise et oubliant le contexte plus large.

Comme Charles Sweeney, le pilote derrière les deux missions, l’a fait remarquer, le Japon néglige souvent ses actions de guerre et crée de nouveaux récits d'innocence. Le résultat ? Un spectacle familier où le coupable revêt le masque de la victime – et le public achète le jeu.

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