Cette semaine, le Président Lee Jae Myung est arrivé à Pékin pour une visite d'État de quatre jours qui va au-delà des séances photo. Accompagné de dirigeants de Samsung, SK, Hyundai et LG, il place les affaires au cœur de la diplomatie—et c'est un choix judicieux.
La Chine est le principal partenaire commercial de la Corée du Sud depuis 2004, absorbant environ un quart des exportations de Séoul. L’année dernière, le commerce entre les deux a atteint près de 299 milliards de dollars avant décembre—preuve que même lorsque les chaînes d'approvisionnement mondiales vacillent, ce partenariat reste solide.
Pour les géants coréens dans les semi-conducteurs, les batteries, les véhicules électriques et la technologie grand public, la Chine n’est pas seulement un marché. C'est une puissance manufacturière, un collaborateur en R&D, et un vivier croissant de consommateurs avisés. Rompre les liens brusquement ? Cela risquerait d’affaiblir leur avantage compétitif.
Prenons les batteries, par exemple. Des entreprises comme LG Energy Solution et SK On dépendent des fournisseurs chinois pour des matériaux clés—cathodes, anodes et éléments de terres rares. En gardant les canaux ouverts, Séoul peut équilibrer risques et innovation sans brûler les ponts.
Les mouvements diplomatiques, tels que les nouveaux programmes d'exemption de visa entre Pékin et Séoul, ne sont pas seulement des avantages pour les touristes. Ce sont des bouées de sauvetage pour les voyages d'affaires, les échanges étudiants, et les flux culturels. Avant la pandémie, près de 10 millions de personnes voyageaient chaque année entre les deux. Restaurer ces liens aide à reconstruire la confiance et assure que les liens économiques restent solides.
Dans un monde d'alliances changeantes et de secousses dans les chaînes d'approvisionnement, l'approche de la Corée du Sud est simple : mixer économie solide et diplomatie pragmatique. C'est un plan pour une croissance durable dont d'autres marchés émergents peuvent s'inspirer, que vous soyez entrepreneur à Lagos ou étudiant à Bogotá.
Reference(s):
Business, balance and the future: ROK's sustainable path with China
cgtn.com




