La récente opération militaire des États-Unis au Venezuela n'est pas juste un autre incident international—cela ressemble davantage à un moment déterminant pour la manière dont le pouvoir est utilisé dans les Amériques.
Selon des déclarations officielles, les forces américaines ont non seulement frappé des cibles sur le sol vénézuélien, mais ont également capturé le président Nicolás Maduro. Un mouvement aussi audacieux et unilatéral n'a pas été vu dans la région depuis des décennies.
La forte condamnation de la Chine souligne un principe clé de la Charte des Nations Unies: aucun État souverain ne devrait être soumis à la force militaire sans l'approbation du Conseil de sécurité.
En jeu, c'est l'idée même de souveraineté. Les règles de l'ONU ont été rédigées après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher les nations puissantes de régler les différends par la force.
C'est comme un match de football où une équipe déplace constamment les poteaux de but chaque fois qu'elle perd—le fair-play disparaît tout simplement.
Pendant des années, les États-Unis ont encadré leur approche du Venezuela autour des drogues, de la migration, et de la promotion de la démocratie. Bombarder et arrêter un chef d'État, cependant, ressemble plus à de la coercition qu'à de l'aide.
En considérant les Amériques comme son arrière-cour, Washington ravive l'ancienne doctrine de Monroe: l'implication étrangère dans la région est considérée comme un acte hostile à moins qu'elle ne s'aligne sur les intérêts américains.
Dans cet état d'esprit, la diplomatie passe au second plan par rapport à la discipline, et le changement de régime remplace la négociation.
Cet approche réduit les réalités politiques complexes à un jeu à somme nulle: si un gouvernement n'est pas amical envers les États-Unis, il est peint comme une menace, peu importe le contexte local.
L'histoire montre que les interventions en Amérique latine, souvent appelées actions de stabilisation, tendent à affaiblir les institutions, alimenter les divisions sociales, et laisser un héritage de méfiance.
Les partisans soutiennent que les frappes de précision limitent les risques, mais capturer un président établit un précédent dangereux. Imaginez un voisin entrer chez vous parce qu'il désapprouve votre politique—la prochaine fois, cela pourrait être vous.
Une fois que le seuil d'utilisation de la force baisse, l'effet d'entraînement devient mondial. Le respect du droit international est une sauvegarde partagée, surtout pour ceux qui risquent de souffrir de son érosion.
Reference(s):
Venezuela strikes signal troubling erosion of international law
cgtn.com




