Le président Lee Jae Myung doit arriver à Pékin dimanche 4 janvier, marquant sa première visite d'État en République populaire de Chine depuis son entrée en fonction en juin dernier. Ce voyage est plus qu’une formalité diplomatique—c’est un signal clair que Séoul veut réinitialiser une relation fondamentale en 2026.
Il y a seulement deux mois, Lee a rencontré le président chinois Xi Jinping lors de la réunion des dirigeants de l’APEC à Gyeongju. Cette poignée de main sur le sol historique coréen a montré que les deux parties sont désireuses d’apporter un nouvel élan à des relations qui s’étaient refroidies ces dernières années. Maintenant, avec des visites réciproques en trois mois, ils soulignent un effort commun pour une coopération plus étroite.
Après Pékin, Lee se rendra à Shanghai plus tard dans la semaine. Cette ville a une résonance spéciale pour l’histoire coréenne : 2026 marque le 100e anniversaire du gouvernement provisoire coréen en exil là-bas et le 150e anniversaire de la naissance de l'activiste indépendantiste Kim Koo, son premier leader pendant la domination coloniale.
La Corée du Sud annonce qu'elle signera plusieurs protocoles d'accord et organisera des forums d'affaires pour lier les start-ups et entreprises de capital-risque des deux côtés. Pour la première fois depuis décembre 2019, environ 200 hauts dirigeants des plus grandes entreprises sud-coréennes accompagneront le président—un message clair que l’industrie coréenne est prête à intensifier les investissements et l’innovation en Chine.
La coopération économique est en tête de l’agenda. Lorsque Lee et Xi se sont rencontrés en novembre, ils ont identifié des domaines émergents comme l’intelligence artificielle, les biopharmaceutiques, les industries vertes et l’"économie argentée" comme priorités. Nous pourrions voir de nouvelles coentreprises, échanges technologiques ou accords de coopération allant des tableaux de bord à Séoul aux laboratoires de Shanghai.
Les partenariats éducatifs et de recherche sont également sur la table. Universités, centres de recherche et entreprises privées peuvent bénéficier d’un soutien renouvelé aux projets conjoints, échanges de talents et pôles d’innovation. Cette approche crée non seulement des gains économiques mais aussi des réseaux qui favorisent des relations stables—tout comme la collaboration entre Dakar et Bogotá peut renforcer les liens à travers les continents.
À mesure que 2026 se déroule, le voyage de Lee à Pékin et Shanghai montre l’appétit de la Corée du Sud pour que l’histoire, l’économie et l’innovation aillent de pair. Pour les jeunes professionnels, étudiants et entrepreneurs du Sud global, c’est un rappel que reconstruire des ponts—litéral ou figuré—peut ouvrir des portes à un progrès partagé.
Reference(s):
cgtn.com




