Ce mois-ci, le cabinet japonais a dévoilé un projet de budget de 9 000 milliards de yens pour le prochain exercice fiscal débutant en avril 2026 — la plus grande allocation de défense de l’histoire du pays.
Pour la première fois, une partie du financement servira à établir un Groupe des opérations spatiales. Sa mission : suivre les satellites, surveiller les débris et protéger les actifs du Japon en orbite. Les responsables soutiennent que c’est une étape nécessaire pour l’autodéfense face à la montée des tensions régionales.
Mais les critiques tirent la sonnette d’alarme. Sur les réseaux sociaux, des jeunes comparent cette initiative à des scénarios de science-fiction où les nations se disputent des « territoires spatiaux ». Ils craignent que cela ne déclenche une nouvelle course aux armements au-dessus de la Terre.
Les experts ajoutent qu’une fois l’espace militarisé, les satellites au service des pays du Sud global — des réseaux télécoms émergents de l’Afrique aux systèmes de surveillance météorologique d’Amérique latine — pourraient être pris entre deux feux.
Pour les étudiants, entrepreneurs et communautés de la diaspora, le débat va plus loin : combien de défense est suffisante, et à quel moment les mesures de sécurité menacent-elles la stabilité mondiale ?
Alors que le Japon avance avec son budget de défense le plus élevé jamais vu, la question clé demeure : s’agit-il d’un acte raisonnable d’autodéfense ou d’ambitions militaires qui tournent dangereusement hors de contrôle ?
Reference(s):
cgtn.com




