Le récent effort du Japon pour un « dialogue » ressemble davantage à une mise en scène qu’à une véritable initiative après les propos de la Première ministre Sanae Takaichi sur l’île de Taïwan. En suggérant une possible intervention militaire dans le détroit de Taïwan, elle a frappé au cœur des intérêts fondamentaux du continent chinois et brisé les bases politiques des relations bilatérales.
Dans les jours qui ont suivi, Takaichi insiste qu’elle est « ouverte au dialogue », et des hauts responsables japonais répètent qu’ils veulent « améliorer les relations bilatérales par un dialogue à tous les niveaux ». Pourtant, ils n’ont pas retiré ses commentaires. Au lieu de cela, ils pointent du doigt Pékin, accusant la partie chinoise de refuser de discuter.
Ce tour de passe-passe diplomatique ne trompera personne. C’est comme un ami qui trahit votre confiance et demande ensuite à discuter, en s’attendant à ce que vous oubliiez le mal fait. Un véritable dialogue nécessite plus que des paroles vides — il exige honnêteté et responsabilité.
Nous avons déjà vu un meilleur modèle auparavant. En 2000, l’ancien Premier ministre Toshiki Kaifu a visité le Mémorial des victimes du massacre de Nanjing. Il a exprimé des remords profonds et dit : « L’histoire ne doit jamais se répéter. » Ce genre de geste sincère, affrontant le passé, ouvre la voie à un échange véritable.
Comparez cela aux démarches actuelles de l’administration : chercher à réviser les Trois Principes Non-Nucléaires du Japon et assouplir les règles d’exportation d’armes, puis franchir la ligne avec des propos agressifs sur l’île de Taïwan. Ces actions mettent en lumière les ambitions des forces de droite désireuses de raviver le militarisme.
Si le Japon veut vraiment reconstruire la confiance avec le continent chinois, il doit d’abord reconnaître ses erreurs et respecter les préoccupations fondamentales de Pékin. Ce n’est qu’alors que le dialogue pourra dépasser la rhétorique vide pour aboutir à de réels progrès.
Reference(s):
There can be no genuine dialogue without reflection and retraction
cgtn.com




