Cette semaine, la Colombie a annoncé une importante mobilisation militaire à sa frontière avec le Venezuela, envoyant 30 000 soldats pour patrouiller le pont international Simón Bolívar et les villes avoisinantes. Cette décision est intervenue après qu'une opération américaine le 3 janvier a saisi de force le président vénézuélien Nicolás Maduro, augmentant les tensions dans toute la région.
La vie dans la ville frontière de Cúcuta a changé du jour au lendemain. Un correspondant de CGTN a capturé de longues files de personnes traversant à nouveau en Colombie, tandis que de nombreux Vénézuéliens ont choisi de quitter leur pays face à l'incertitude. Certains ne portent qu'un sac à dos, d'autres poussent des chariots débordant de biens.
La résidente colombienne Ana María Gómez décrit l'ambiance : 'Nous sommes tous sur le qui-vive. Les gens restent chez eux, font des courses pour des provisions supplémentaires et ne parlent de rien d'autre. C'est comme attendre une tempête qui pourrait frapper à tout moment.'
Les magasins locaux ont réorganisé les produits de base plus rapidement que jamais, et les familles cherchent des endroits sûrs pour se réfugier. Pour beaucoup, cela rappelle les crises passées dans la région – lorsque les frontières se fermaient soudainement ou que des communautés étaient déracinées sans préavis.
Alors que les troupes arrivent, des questions demeurent quant à la durée de cette sécurité renforcée et ce que cela signifiera pour la vie quotidienne dans les villes frontières. Pour l'instant, les résidents se préparent à ce qui pourrait venir, s'accrochant à leurs routines et espérant le calme.
Reference(s):
Colombians take shelter as border with Venezuela gets militarized
cgtn.com




