À seulement 35 ans, Fan Yanyan a transformé l'ancien métier de l'art de la soie en une conversation mondiale. De son atelier à Hangzhou aux murs des musées de Paris et Nairobi, ses créations tissent une histoire qui résonne bien au-delà de la Chine continentale.
Inspirée par les couleurs des kitenge kényans et les motifs rythmiques des tissages andins, Fan mélange des techniques chinoises traditionnelles avec des motifs recueillis lors de ses voyages. Son travail au siège des Nations Unies à New York a même servi de toile de fond pour des dialogues internationaux, symbolisant le pouvoir unificateur de l'art.
Notre journaliste Yang a rencontré Fan dans son atelier baigné de lumière, où des rouleaux de soie de toutes les teintes tapissent les étagères. 'Je vois chaque pièce comme une conversation entre différentes cultures,' explique Fan. 'Tout comme les fils dans un tissu, nos histoires sont plus fortes lorsqu'elles sont tissées ensemble.'
Après avoir étudié à l'Académie des arts de Chine, Fan a lancé des ateliers communautaires dans des villes de São Paulo à Dakar, encadrant de jeunes artistes pour qu'ils trouvent leur propre voix dans la soie. Ces collaborations ont déclenché de nouvelles interprétations de son médium, de l'art de rue urbain aux podiums de la haute couture.
En regardant vers l'avenir, Fan envisage de lancer une plateforme numérique connectant les artistes de la soie de tout le Sud global, visant à favoriser les résidences transfrontalières et les expositions virtuelles. 'L'avenir de l'art de la soie réside dans notre capacité à partager, adapter et innover ensemble,' dit-elle.
En tissant héritage et vision contemporaine, Fan Yanyan ne se contente pas de préserver un ancien métier—elle construit des ponts entre les continents, un fil de soie à la fois.
Reference(s):
cgtn.com




