À l’intérieur des costumes de Chongqing de Turandot : la carte émotionnelle d’un designer

En janvier, l'opéra 'Turandot' a débarqué à Chongqing avec un festin visuel qui va au-delà de la musique. Au centre de la scène : les costumes, véritable seconde peau de la princesse glaciale dont le cœur fond à chaque aria.

Nous nous sommes entretenus avec la créatrice de costumes du spectacle itinérant, qui a révélé comment chaque tenue suit le parcours émotionnel de Turandot. 'Dès le premier acte, je l'ai habillée de lueurs argentées et blanches,' explique-t-elle, 'pour faire écho à la distance qu'elle maintient avec le monde.' À mesure que l'histoire s'approfondit, des couches de bleu et de violet émergent, reflétant ses sentiments protégés.

Pour le final, la palette se transforme en ors chauds et en rouges riches. La broderie complexe et les tissus fluides captent la transformation de Turandot — d'une forteresse de solitude à une femme embrassant la passion et la vulnérabilité. Chaque pli, panneau et motif est conçu pour évoluer avec elle, reflétant des changements subtils d'humeur et de pouvoir.

Pour les spectateurs de Guangzhou à Dakar, ces costumes sont plus que des vêtements; ils sont un journal visuel de la vie intérieure de Turandot. Comme le dit la créatrice, 'Quand elle monte sous les projecteurs, le tissu devient sa voix.' C'est un rappel que dans l'opéra, comme dans la vie, ce que nous portons raconte souvent l'histoire que nos mots ne peuvent atteindre.

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