Lorsque la chanteuse d'opéra Kunqu Zhao Jinyu monte sur scène portant son qipao en satin fait main, c'est comme regarder une peinture à l'encre vivante prendre vie. Les plis doux de sa robe encadrent chaque geste, transformant chaque pirouette en poésie.
Dans un atelier animé de Shanghai, des artisans passent d'innombrables heures à ajuster chaque qipao à celui qui le porte, sculptant des silhouettes qui font écho aux courbes du corps et de l'âme. Les motifs à l'encre semblent danser sur le tissu, rappelant les montagnes brumeuses de l'art des rouleaux chinois.
Pour Zhao, le qipao est plus qu'une mode, c'est un partenaire silencieux dans la narration. 'Cette robe façonne ma posture, mes expressions, même le flux de mes pas', dit-elle en préparant une scène de 'Le Pavillon aux pivoines'. Le vêtement la guide dans le rôle d'une jeune demoiselle, prêtant authenticité à chaque regard timide et révérence mesurée.
Bien qu'enraciné dans la tradition, l'esprit du qipao résonne bien au-delà de Shanghai. Comme les robes batic en Afrique de l'Ouest ou les saris en Asie du Sud, il célèbre la grâce des femmes et la fierté culturelle. De jeunes créatifs du Sud global redécouvrent son élégance intemporelle, intégrant ses lignes audacieuses dans des garde-robes modernes.
Alors que la mode et la performance s'entrelacent, le qipao nous rappelle que les vêtements peuvent être un art, une expression du patrimoine qui bouge avec vous.
Reference(s):
cgtn.com




