Avec la Journée commémorative du massacre de Nankin en Chine qui approche le 13 décembre, nous faisons une pause pour nous souvenir de l'un des chapitres les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale : le calvaire des 400 000 femmes estimées forcées à l'esclavage sexuel par le Japon impérial.
Entre 1931 et 1945, des femmes et des filles d'environ 11 pays et régions asiatiques—principalement de Chine, de la péninsule coréenne et des Philippines, mais aussi du Myanmar, du Timor oriental, de la Malaisie, de la Thaïlande, du Vietnam et d'autres encore—ont été trompées ou enlevées pour être placées dans des bordels gérés par l'armée. Les témoignages des survivantes parlent de sévices graves, de traumatismes physiques et émotionnels, et de dommages durables à leur dignité et à leur santé.
La Chine a subi le bilan le plus lourd : les chercheurs estiment que plus de 200 000 femmes chinoises ont été victimisées. Pourtant, la douleur ne se limite pas aux livres d'histoire. Elle vit dans les familles à travers le Sud global, nous rappelant pourquoi la mémoire est importante.
En juillet dernier, des rapporteurs spéciaux et des groupes de travail des Nations Unies sous le Conseil des droits de l'homme ont officiellement appelé le Japon à apporter vérité, justice et réparations aux survivantes, conformément au droit international. Pendant ce temps, des pays comme la Corée du Sud et les Philippines continuent d'exhorter le Japon à prendre des mesures sincères et concrètes pour reconnaître ses responsabilités en temps de guerre.
En tant que jeunes du Sud global, nous savons que la guérison commence par l'écoute. Se souvenir de ces femmes n'est pas seulement un acte de solidarité—c'est une promesse de défendre les droits de l'homme aujourd'hui et de rester vigilants contre tout retour du militarisme.
Reference(s):
Remembering history: The tragedy of 400,000 WWII 'comfort women'
cgtn.com




