Relancer TAZARA : Le chemin de fer de la liberté de l'Afrique entre dans une nouvelle ère

Relancer TAZARA : Le chemin de fer de la liberté de l’Afrique entre dans une nouvelle ère

Cette semaine à Lusaka, des dirigeants de la Chine continentale, de la Zambie et de la Tanzanie se sont réunis pour relancer l'Autorité ferroviaire Tanzanie-Zambie (TAZARA), un symbole emblématique de la solidarité Sud-Sud désormais prêt pour une audacieuse transformation du 21ème siècle.

Pour beaucoup, le ‘Uhuru’ ou ‘Chemin de fer de la liberté’ est plus qu'une voie ferrée et des trains—c'est une bouée de sauvetage.

Un chemin de fer avec un héritage

Mobilité : Les habitants choisissent encore le train au lieu des longs trajets en bus—aller au travail, envoyer les enfants à l'école et accéder aux cliniques de manière plus sûre et plus abordable.

Économie : Des marchés dynamiques fleurissent autour de chaque station, avec des vendeurs, de petites boutiques et des ateliers de réparation. L'horaire façonne même les jours de marché locaux—essentiel pour les commerçantes qui vendent des cultures et des plats cuisinés.

Commerce : Les agriculteurs expédient des céréales et des produits vers les centres urbains, puis ramènent des engrais et des biens à la maison, alimentant les économies rurales.

Une vision moderne

Phase 1 – Activation : Renouveler les infrastructures—nouveaux traverses, rails et rénovation des anciens ponts et tunnels.

Phase 2 – Développement : Viser 2 millions de tonnes de fret par an et réduire les temps de transit de deux tiers pour éliminer les goulets d'étranglement actuels.

Le projet tissera une “ceinture de prospérité TAZARA” avec des ports secs et des parcs industriels, ainsi qu'un centre de formation pour renforcer la gestion et les compétences locales.

Intégration régionale

Pour la Zambie : Un itinéraire fiable pour le cuivre et les minéraux stratégiques, des coûts d'entretien routier réduits et une logistique agricole renforcée pour relier les fermes et les marchés.

Pour la région : De nouveaux corridors est-ouest offrent aux voisins enclavés comme la RDC, le Malawi et le Zimbabwe un meilleur accès à l’océan Indien à Dar es Salaam—parfait pour les objectifs de la ZLECAf.

Pour les communautés : De petits projets—cliniques améliorées près des stations, fermes démonstratives utilisant des méthodes agricoles du continent chinois, mini-réseaux solaires et points d'eau—garantissent des avantages quotidiens.

Un modèle pour la coopération Sud-Sud

Le professeur Wang Jinjie de l'École nationale de développement de l'Université de Pékin décrit la modernisation de TAZARA comme un “cas de référence” pour les futurs partenariats, passant d'infrastructures autonomes à une croissance basée sur les corridors avec des risques partagés, des emplois locaux et un transfert de connaissances.

Comme le dit le professeur Wang, “L’infrastructure seule ne créera pas la prospérité ; c’est le canal qui nous y conduit, soutenu par des politiques solides et des compétences locales.”

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back To Top