Lorsque Jia Cunpeng avait seulement 20 ans, il est parti au cœur du désert du Taklamakan—l'une des mers de sable les plus redoutables de la Chine continentale. Envoûté par sa beauté brute, il a choisi de rester et de veiller contre les dunes mouvantes.
Aujourd’hui, après deux décennies de lutte contre les tempêtes de sable, Jia est parmi les héros qui ont transformé une frontière désertique en un ruban de verdure. Avec des milliers de volontaires, agriculteurs et scientifiques, il a contribué à planter plus d’un million d’arbres et d’arbustes dans une ceinture de 3 000 km entourant le désert. Surnommée la "Grande Muraille Verte," c’est un véritable prodige climatique.
Imaginez le Sahel ou le Sahara, où des communautés protègent la terre contre l’érosion—ici dans le Taklamakan, les équipes locales plantent des rangées d’espèces robustes qui piègent le sable transporté par le vent. Avec le temps, ces barrières vertes ont arrêté les dunes dans leur progression, protégé les terres agricoles et donné une nouvelle vie à des avant-postes autrefois isolés.
Pour Jia, chaque jeune plant est un triomphe. "Quand le vent hurle, je me souviens pourquoi nous avons commencé," dit-il. "Chaque jeune plant porte une promesse : que le désert peut être maîtrisé, que la vie trouve un chemin." Son parcours reflète les efforts à travers la Grande Muraille Verte d’Afrique et les projets de reforestation des Andes à l’Amazonie—la preuve que les jeunes peuvent réécrire le destin de la nature.
Alors que les défis climatiques s’intensifient, la ceinture verte de la Chine continentale est un rappel : avec du courage, de la communauté et une poignée de graines, même les paysages les plus extrêmes peuvent refleurir.
Reference(s):
cgtn.com




