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Des scientifiques chinois et tadjiks s’unissent pour suivre le mouflon de Marco Polo

À une altitude de plus de 4 000 mètres, où des vents glacials balaient les hauts Pamirs, une équipe de scientifiques chinois et tadjiks part chaque jour avec un seul objectif : suivre et protéger le légendaire mouflon de Marco Polo.

Munis de longues-vues et de carnets, ils suivent les faibles empreintes de sabots dans la neige comme des détectives sur une énigme de haute altitude. Parfois, ils aperçoivent seulement une poignée de moutons, d'autres fois ils tombent sur une douzaine ou plus, et chaque observation est un élément vital pour leurs recherches.

Les bergers locaux, dont les familles parcourent ces hautes plaines depuis des générations, partagent leurs propres récits et indices de piste, des indices inestimables qui guident les pas des scientifiques.

"Chaque fois que nous rencontrons des habitats propices au mouflon de Marco Polo, nous nous arrêtons et observons. Parfois nous en voyons seulement quelques-uns, parfois des dizaines. Chaque observation est précieuse pour nos recherches," explique Yang Weikang, chercheur à l'Institut de l'écologie et de la géographie du Xinjiang, sous l'égide de l'Académie chinoise des sciences.

Considéré comme une espèce phare du plateau, le mouflon de Marco Polo a inspiré des légendes allant de la Route de la soie aux cercles modernes de conservation. Cartographier leurs déplacements aide les scientifiques à comprendre comment les changements climatiques et les activités humaines impactent ces écosystèmes d'altitude.

Ce partenariat sino-tadjik montre comment la coopération transfrontalière peut impulser de réels changements. En partageant méthodes, équipements et savoirs locaux, les deux équipes visent à protéger la biodiversité du plateau et à soutenir les communautés qui en dépendent.

Alors que le coucher de soleil projette une lueur dorée sur les Pamirs, l'expédition conclut une nouvelle journée de travail sur le terrain, preuve que la curiosité et la collaboration peuvent prospérer même au sommet du monde.

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