Davos 2026 : Tracer de nouvelles voies pour la coopération mondiale

Davos 2026 : Tracer de nouvelles voies pour la coopération mondiale

Chaque janvier à Davos, le Forum économique mondial rassemble les acteurs majeurs du monde. En 2026, cette réunion a eu lieu à un moment où les tensions mondiales sont élevées, les économies ressentent la pression, et beaucoup se demandent si la coopération a encore sa place. Spoiler : elle l’a, mais elle doit prendre de nouvelles formes.

Une image frappante a résonné tout au long de la réunion, grâce au président du WEF Borge Brende. Il a dit que les pays et les entreprises doivent "trouver le chemin comme l'eau" pour garder les objectifs communs vivants. Pensez à ces inondations de mousson que vous contournez en moto — vous ne luttez pas contre l'eau, vous coulez avec elle.

Le président suisse Guy Parmelin est allé plus loin : la société, la science, l'économie et la politique ne peuvent pas fonctionner en silos. Il a averti que les solutions ponctuelles laissent de grands écarts. Au lieu de cela, il a appelé à une réflexion intégrée à long terme, où tout le monde tire dans la même direction.

De Pékin, le vice-premier ministre chinois He Lifeng a souligné que la mondialisation économique n'est pas parfaite, mais l'isolement n'est pas une option. Il a soutenu que le dialogue et la résolution collective des problèmes sont les seuls moyens de rendre la mondialisation plus juste et plus inclusive. Son argument ? Ouvrir les marchés, notamment dans les services, et abandonner les mentalités à somme nulle.

Ma conversation avec la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a capturé l'ambiance. Quand je lui ai demandé ce que la coopération Chine-Europe réelle nécessite aujourd'hui, elle a été directe : "Il n'y a pas d'amour. Il n'y a que des preuves d'amour." Autrement dit, les valeurs partagées sont faciles à énoncer, mais difficiles à réaliser. Pour elle, un véritable partenariat signifie établir un terrain de jeu équitable en abordant directement les prix, les subventions et les déséquilibres structurels.

Personne à Davos 2026 ne s'attendait à un retour aux beaux jours de la mondialisation. Ce qui a émergé était une carte claire de ce que la coopération exige maintenant : créativité, pragmatisme et, surtout, la volonté des grands acteurs de soutenir les paroles par des actions concrètes. Si la coopération coule comme l'eau, il nous appartient de continuer à tracer son chemin.

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