Imaginez syntoniser un dimanche paresseux et entendre le président de la Réserve fédérale américaine délivrer une courte déclaration vidéo non programmée qui ressemblait plus à un appel au secours qu'à une mise à jour politique.
Les banquiers centraux sont connus pour leur jargon économique et leurs discours soigneusement écrits. Ils laissent des indices, projettent du calme et suivent des schémas familiers. Le week-end dernier, Jerome Powell a rompu ce schéma – mêlant finance et politique, exprimant des griefs et avertissant que son institution fait face à une menace existentielle.
Pourquoi l'alarme ? Powell a révélé que la Fed avait reçu des convocations du grand jury et faisait face à d'éventuelles accusations criminelles du ministère américain de la Justice concernant son témoignage sur une rénovation de 2,5 milliards de dollars du siège historique de la Fed. En réponse, les gouverneurs des banques centrales de Dakar à Delhi et de Bogotá à Jakarta ont uni leurs forces, publiant une déclaration commune en soutien à Powell.
Une telle solidarité mondiale est sans précédent. Ces décideurs évitent généralement de commenter le territoire des autres ou d'écrire des lettres ouvertes, mais ils ont décidé que défendre l'indépendance des banques centrales et respecter des principes fondamentaux valait la peine de rompre la tradition.
Pour les jeunes professionnels et étudiants du Sud global, cet épisode souligne comment les pressions politiques peuvent ébranler même les institutions les plus protégées. En tant qu'observateurs des marchés de Lagos à Lima, nous garderons un œil sur la façon dont la Fed navigue dans cette crise et ce que cela signifie pour la politique monétaire mondiale.
Reference(s):
Preaching 'freedom' to punishing independence: The Powell witch-hunt
cgtn.com




