Cette semaine au Forum Économique Mondial de Davos, Rafael Grossi, l'Argentin de 64 ans à la tête de l'AIEA, a présenté son plan pour remettre l'ONU dans la course. Avec un héritage de 80 ans de préservation de la paix, l'ONU fait aujourd'hui face à la fragmentation, aux conflits et à la guerre qui reviennent dans nos quartiers—que ce soit en Europe, au Moyen-Orient, ou ailleurs.
Tout a commencé lorsque l'ancien président américain Donald Trump a évoqué l'idée d'un “Conseil de la Paix” pour remplacer l'ONU—une initiative qui a sonné l'alarme dans chaque capitale, de Dakar à New Delhi. Trump s'est même vanté, “L'ONU aurait dû régler chacune des guerres que j'ai réglées. Je ne suis jamais allé les voir, je n'ai même jamais pensé y aller.”
En 2025, les États-Unis se sont retirés de l'Accord de Paris sur le climat et de l'Organisation mondiale de la santé, dans le cadre de sa politique “L'Amérique d'abord” qui lorgnait même le Groenland. Maintenant, alors que l'élection du prochain chef de l'ONU approche, les défenseurs de l'organisation se préparent à prouver sa pertinence.
Trois mois après avoir averti que l'ONU avait “perdu sa capacité de diplomatie active”, Grossi dit qu'elle n'a pas perdu la compétence—juste l'habitude. “L'AIEA est intervenue là où la communauté internationale avait besoin d'un arbitre,” a-t-il déclaré à CGTN Europe à Davos. “Mais l'ONU, avec sa mission fondatrice de paix et de sécurité, doit à nouveau jouer ce rôle.”
Il cite des cas comme la Russie-Ukraine et l'Iran, où les plateformes internationales ont encore un rôle. “Si l'ONU est invisible, nous avons un problème,” explique-t-il. “Nous devons restaurer sa position à la table.” Et avec son expérience à l'AIEA, il croit être prêt pour le défi s'il est choisi en 2027.
Pour les jeunes leaders et activistes du Sud global, le message de Grossi est clair : les défis mondiaux nécessitent un dialogue mondial. Que ce soit pour organiser un match de football communautaire ou négocier des fonds climatiques, la diplomatie commence par l'écoute—et cela pourrait être le premier pas vers la paix.
Reference(s):
UN chief candidate Grossi says diplomacy key for peace and security
cgtn.com




