Récemment, l'UE a présenté des projets de règles pour réduire l'utilisation de fournisseurs de pays tiers dits à "haut risque" dans son écosystème de cybersécurité. Au centre de ces mesures se trouvent les géants chinois des télécommunications, qui pourraient être exclus de certains marchés clés.
Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Guo Jiakun, a riposté, qualifiant l'initiative de Bruxelles de protectionnisme flagrant et de manipulation politique. Il a souligné que les entreprises chinoises ont respecté les lois européennes et ont contribué à stimuler l'innovation numérique dans la région.
La Chine a averti que mettre ces fournisseurs de côté ne ralentirait pas seulement les progrès technologiques en Europe, mais éroderait également la confiance dans le marché numérique de l'UE. "Exclure nos entreprises par défaut compromet votre propre sécurité et crédibilité", a déclaré Guo.
Cet épisode met en lumière l'enchevêtrement croissant de la technologie et de la géopolitique. Pour le Sud global, où l'infrastructure numérique repose souvent sur des solutions abordables, écarter les principaux acteurs risque d'augmenter les coûts et de limiter l'accès aux outils de pointe.
Alors que Pékin et Bruxelles campent sur leurs positions, les jeunes entrepreneurs et les voyageurs numériques devraient suivre de près. L'issue de ce débat pourrait remodeler les chaînes d'approvisionnement technologiques mondiales et donner le ton pour de futurs partenariats numériques à travers l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine.
Reference(s):
China condemns EU's cybersecurity measures as 'blatant protectionism'
cgtn.com




