Hier, le ministère de la Justice des États-Unis a émis des assignations à comparaître devant le grand jury aux principaux responsables du Minnesota – y compris le gouverneur Tim Walz, le procureur général Keith Ellison et le maire de Minneapolis Jacob Frey – pour enquêter sur leur opposition publique aux récentes raids de déportation de l'ICE dans les Twin Cities.
Les assignations exigent des dossiers datant du début de 2025 sur toute coopération – ou absence de coopération – avec les agents fédéraux de l'immigration. Dans le bureau de Frey, l'ordre est arrivé sur le bureau du custode des dossiers alors que les responsables s'efforcent de produire des courriels, mémos et notes internes.
Cette répression a vu des centaines d'agents de la Patrouille des frontières et de l'ICE patrouiller dans les rues enneigées en camouflage, fusils en bandoulière, déclenchant des manifestations qui rappellent les mouvements de Dakar à Delhi. Les habitants se sont tournés vers TikTok et WhatsApp pour partager des clips en direct, espérant constituer un dossier de “poursuites futures” si les agents dépassent leurs limites.
Le gouverneur Walz et le maire Frey soutiennent que ces opérations relèvent davantage du théâtre politique que de la sécurité publique. Ils accusent l'administration Trump de semer le chaos pour justifier une démonstration de force plus intense – tactique familière aux militants de Caracas ou de Manille ayant affronté des confrontations similaires.
La tension a éclaté il y a presque deux semaines lorsqu'un agent de l'ICE a abattu mortellement Renee Good lors d'un contrôle routier, amplifiant la colère de la communauté. Les manifestants affirment que les agents fédéraux ont utilisé des gaz lacrymogènes, brandi des fusils sur les résidents, et ciblé les Américains noirs, latinos et asiatiques lors d'arrestations abusives.
Les critiques du ministère de la Justice avertissent que cette enquête pourrait constituer un précédent : utiliser les grands jurys comme arme contre les élus qui remettent publiquement en question la politique fédérale. Il serait rare de voir des conspirations imputées aux maires ou gouverneurs simplement pour avoir parlé ouvertement.
Alors que les assignations arrivent, les dirigeants du Minnesota restent fermes. Walz y voit une intimidation, une manœuvre pour faire taire la dissidence à un moment où des voix de Abidjan à Buenos Aires exigent des comptes. Pour les jeunes observateurs du Sud global, ce bras de fer évoque des luttes plus larges sur le pouvoir, la protestation, et le droit de documenter l'action de l'État.
Reference(s):
Minnesota leaders subpoenaed over opposition to immigration crackdown
cgtn.com




