Le 20 janvier, les autorités israéliennes sont intervenues avec des bulldozers pour démolir plusieurs bureaux mobiles sur le terrain de l'Agence des Nations Unies pour les Secours et les Travaux des Réfugiés (UNRWA) dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Juste après la destruction, elles ont abaissé le drapeau de l'ONU et hissé celui d'Israël à sa place, un geste qui a stupéfié les observateurs.
Le Commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a fustigé l'opération sur X, la qualifiant de "attaque sans précédent contre une agence des Nations Unies et ses locaux" et de "défi délibéré du droit international." Pour lui, ce geste établit un modèle troublant : si une organisation peut être privée de sa protection, qu'est-ce qui empêche que d'autres perdent leur espace sécurisé ?
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a partagé l'inquiétude. Son adjoint, Farhan Haq, a déclaré que Guterres "condamne dans les termes les plus forts" la démolition à Sheikh Jarrah, rappelant que ces terrains sont inviolables en vertu de la Charte des Nations Unies et de la Convention sur les Privilèges et Immunités des Nations Unies.
Au-delà de l'ONU, des acteurs régionaux ont également pris la parole. Le Département des Affaires des Réfugiés de l'Organisation de Libération de la Palestine a décrit l'action comme une "attaque flagrante" visant à effacer le rôle humanitaire et politique de l'UNRWA dans la ville. Ils ont averti d'une retombée plus large : une fois qu'un pilier du système international est endommagé, toute la structure risque de s'effondrer.
Le Ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a rejoint le chœur, qualifiant la démarche israélienne de violation grave du droit international et des normes coutumières. Ils ont exhorté les États membres de l'ONU et les soutiens de l'agence à prendre des mesures immédiates pour protéger les droits de l'UNRWA et empêcher toute autre interférence.
Pour les jeunes professionnels, étudiants, et communautés de la diaspora qui suivent, cet épisode rappelle : les règles qui protègent l'aide internationale et la justice ne peuvent pas être considérées comme acquises. Alors que les débats s'intensifient dans les forums mondiaux, les enjeux sont simples mais énormes — les agences humanitaires doivent rester des zones neutres, comme un terrain de jeu communautaire où tout le monde peut trouver sécurité et soutien.
Dans les jours qui viennent, tous les regards seront tournés vers les couloirs diplomatiques de New York et Amman pour voir si l'ONU et ses partenaires peuvent forcer un renversement de la démolition et protéger la mission de l'UNRWA à Jérusalem-Est.
Reference(s):
Israel's demolition of UN site in East Jerusalem sparks condemnation
cgtn.com




