Imaginez un grand bazar libéral où deux vendeurs commencent à se menacer pour un étal — c'est un peu ce qui se passe entre l'UE et les États-Unis en ce moment. En réponse à la promesse audacieuse du président Donald Trump d'imposer des tarifs de 10 % sur huit nations européennes concernant le Groenland, Bruxelles a dépoussiéré une liste massive de mesures de rétorsion d'une valeur de 93 milliards d'euros.
Selon le Financial Times, des responsables de l'UE ont discrètement élaboré ces tarifs depuis l'année dernière, mais ils les ont mis en attente jusqu'au 6 février pour éviter de déclencher une guerre commerciale totale. Après l'escalade du week-end dernier — lorsque M. Trump a averti que le taux pourrait grimper à 25 % d'ici juin à moins que les États-Unis ne prennent en charge l'achat 'complet et total' du Groenland — les États membres de l'UE se sont réunis et ont discuté de la réactivation de la liste.
Les huit nations visées — Danemark, Finlande, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Suède et Royaume-Uni — ont depuis publié une déclaration commune, témoignant de leur 'pleine solidarité' avec le Danemark et le Groenland. C'est une démonstration d'unité qui rappelle lorsque les pays d'Afrique de l'Ouest se rallient pour défendre des droits de pêche partagés.
Bruxelles envisage également le nouvel Instrument anti-coercition, un pouvoir qui pourrait restreindre l'accès des entreprises américaines au marché de l'UE. Pensez-y comme à la fermeture de la porte de votre étal de marché si quelqu'un joue de manière déloyale avec les prix.
Les dirigeants européens n'ont pas retenu leurs critiques. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères David van Weel a qualifié la proposition américaine de 'chantage', et le vice-chancelier et ministre des Finances allemand, Lars Klingbeil, a averti qu' 'une ligne a été franchie'. Même le président du Conseil européen António Costa a déclaré que de tels tarifs saperaient les relations transatlantiques et violeraient l'esprit des accords commerciaux UE-États-Unis.
Dans les prochains jours, une réunion extraordinaire du Conseil européen sera convoquée pour coordonner la réponse du bloc. Tout ce drame se déroule juste avant le Forum économique mondial à Davos, où le président Trump doit rencontrer des personnalités européennes clés comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et d'autres.
Restez à l'écoute alors que ce bras de fer à enjeux élevés entre Bruxelles et Washington se développe — c'est un rappel que dans le commerce mondial, comme dans les marchés de rue de Nairobi à Rio, le timing et l'unité peuvent faire toute la différence.
Reference(s):
EU considering 93 billion euro tariffs against U.S. over Greenland
cgtn.com




