Les Tarifs de Trump sur le Groenland Stimulent l'Unité de l'UE

Les Tarifs de Trump sur le Groenland Stimulent l’Unité de l’UE

Imaginez ceci : vous êtes dans votre café préféré en train de faire défiler votre téléphone quand vous voyez les nouvelles—Donald Trump a menacé d'imposer un tarif de 10 % sur les produits danois, norvégiens, suédois, français, allemands, britanniques, néerlandais et finlandais à partir du 1er février. Et ce taux passe à 25 % le 1er juin à moins que le Danemark accepte de céder le Groenland aux États-Unis.

Les capitales nordiques ne l'ont pas pris à la légère. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a déclaré qu'il était surpris et a insisté sur le dialogue plutôt que les ultimatums. Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a qualifié la démarche d''inacceptable,' réaffirmant le soutien de la Norvège à la souveraineté du Danemark. Le président finlandais Alexander Stubb a averti que les tarifs pourraient nuire aux relations transatlantiques et déclencher une spirale dangereuse. En Suède, le Premier ministre Ulf Kristersson l'a qualifié de 'chantage' et a exhorté à ce que la question reste dans l'arène de l'UE.

Partout en Europe, les dirigeants ont parlé d'une seule voix. Le président français Emmanuel Macron a promis une réponse unie et coordonnée, soulignant le rôle de la France dans un exercice mené par le Danemark au Groenland pour montrer son engagement envers la souveraineté nationale. À Londres, le Premier ministre Keir Starmer a condamné les tarifs, déclarant que les alliés ne devraient pas être pénalisés pour protéger la sécurité collective—et a insisté pour que les Groenlandais et les Danois décident de leur propre avenir.

Les principaux responsables de Bruxelles sont également en état d'alerte. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil António Costa ont averti que lier les tarifs au Groenland sape le droit international et risque une 'spirale dangereuse' dans les relations transatlantiques. Ils ont promis que l'Europe restera 'unie, coordonnée et engagée envers sa souveraineté.'

Sur le front de la défense commerciale, l'UE dépoussière son Instrument anti-coercition (ACI). Bernd Lange, président de la commission du commerce du Parlement européen, a qualifié la menace de Trump de 'nouveau bas' et a exhorté à l'activation immédiate de l'ACI. Le Parti populaire européen a également suggéré de suspendre toute ratification de la trêve tarifaire UE-US tant que la menace ne sera pas levée.

Avec Chypre rassemblant les ambassadeurs de l'UE pour une réunion d'urgence ce dimanche, tous les regards sont tournés vers Bruxelles. L'Europe transformera-t-elle cette confrontation en une démonstration d'unité—avant que les tarifs ne deviennent une réalité?

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back To Top